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Tunnel cubital : pourquoi l’annulaire et l’auriculaire s’engourdissent

Homme ressentant un engourdissement de la main la nuit, signe possible d'un tunnel cubital — Clinique Chiro Ste-Rose à Laval

Mis à jour le 10 juin 2026

Vous êtes au téléphone depuis un moment, le coude bien plié. Ou vous vous réveillez la nuit, les deux derniers doigts gelés, et vous devez secouer la main pour retrouver la sensation. Parfois, un objet vous glisse des doigts sans raison. Ces signes ne touchent pas le poignet : ils viennent souvent du coude. On parle alors du tunnel cubital.

Depuis 1992, à la Clinique Chiro Ste-Rose, nous accueillons à Laval des familles et des travailleurs de bureau qui décrivent exactement ces sensations. La plupart pensent d’abord au tunnel carpien, le syndrome le plus connu de la main. Pourtant, quand ce sont l’annulaire et l’auriculaire qui s’engourdissent, et non le pouce, l’index et le majeur, la piste change complètement.

Comprendre quel nerf est en cause, c’est la première étape pour viser la bonne région plutôt que de soulager un endroit qui n’est pas en cause.

Main illustrant l'annulaire et l'auriculaire engourdis, les deux derniers doigts touchés par le tunnel cubital
Quels doigts sont touchés par le tunnel cubital?

Le tunnel cubital touche le nerf ulnaire et provoque des engourdissements dans l’annulaire et l’auriculaire, les deux derniers doigts. Le tunnel carpien, lui, concerne plutôt le pouce, l’index et le majeur. Le patron des doigts indique donc quel nerf est en cause.

Le tunnel cubital met en cause le nerf ulnaire, aussi appelé nerf cubital. C’est le nerf de l’os « pas drôle », celui qu’on ressent jusque dans les doigts quand on se cogne le coude. Ce nerf donne la sensibilité à l’annulaire et à l’auriculaire, soit les deux derniers doigts de la main.

Quand le nerf ulnaire est irrité à son passage au coude, vous ressentez des engourdissements, des picotements ou des fourmillements précisément dans ces deux doigts, souvent accompagnés d’une douleur au coude. À l’inverse, le tunnel carpien touche plutôt le pouce, l’index, le majeur et la moitié de l’annulaire. Le patron des doigts devient alors un indice précieux : il révèle quel nerf est concerné, et donc où chercher.

Trajet du nerf ulnaire le long du bras avec une irritation au coude, l'os pas drôleQu’est-ce que le tunnel cubital exactement?

Le tunnel cubital est un passage étroit sur la face interne du coude, où circule le nerf ulnaire vers la main. Le nerf y passe tout près de la peau, ce qui le rend facilement irrité par un appui prolongé ou une flexion du coude maintenue longtemps.

Le tunnel cubital est un passage étroit situé sur la face interne du coude. Le nerf ulnaire y circule pour rejoindre la main. À cet endroit, le nerf passe tout près de la surface de la peau. Il est donc facilement irrité par un appui prolongé sur le coude ou par une flexion maintenue longtemps.

Selon les Manuels MSD pour le grand public, le tunnel cubital est moins fréquent que le tunnel carpien, mais il demeure l’une des irritations nerveuses les plus courantes du membre supérieur. Quand l’irritation persiste, une faiblesse de la main peut apparaître, surtout pour les gestes fins comme pincer ou saisir de petits objets.

Comparaison du tunnel carpien au poignet et du tunnel cubital au coude selon les doigts engourdisTunnel cubital ou tunnel carpien : comment faire la différence?

Les deux syndromes touchent des régions différentes. Le tunnel carpien concerne le poignet et le pouce, l’index, le majeur. Le tunnel cubital concerne le coude et l’annulaire, l’auriculaire. Repérer les doigts engourdis et le geste qui aggrave aide à orienter vers la bonne région.

Les deux syndromes se ressemblent de loin, mais ils ne touchent ni les mêmes doigts ni la même région. Ce tableau vous aide à transformer l’inquiétude en information utile avant votre rencontre. Il ne remplace pas un examen professionnel.

Repère Tunnel carpien Tunnel cubital
Doigts touchés Pouce, index, majeur, moitié de l’annulaire Annulaire et auriculaire
Région en cause Le poignet Le coude
Geste qui aggrave Poignet fléchi, travail répétitif des mains Coude appuyé ou plié longtemps

Femme tenant le téléphone le coude plié, une habitude qui irrite le nerf ulnaireQuelles habitudes du quotidien irritent le nerf cubital?

Plusieurs gestes ordinaires sollicitent le coude des heures durant : garder le coude appuyé sur un bureau ou une portière, tenir le téléphone collé à l’oreille, dormir le bras replié, travailler longtemps au clavier. Le point commun reste la position du coude, répétée jour après jour.

Plusieurs gestes ordinaires sollicitent le coude, parfois pendant des heures, sans qu’on s’en rende compte :

  • Garder le coude appuyé longtemps sur un bureau, un accoudoir ou la portière de l’auto.
  • Tenir le téléphone collé à l’oreille, coude très plié, pendant de longues conversations.
  • Dormir le bras replié, la main sous l’oreiller ou sous la tête.
  • Travailler de longues heures à l’ordinateur, ou jouer en gardant les coudes fléchis.

Une enseignante qui corrige des copies le soir, un parent au téléphone, un travailleur qui passe ses journées au clavier : ce sont des situations que nous voyons souvent à la clinique. Le point commun n’est pas l’âge ni le métier. C’est la position du coude, répétée jour après jour.

Tracé nerveux du cou jusqu'à la main illustrant un engourdissement venant du cou ou du coudeEt si l’engourdissement venait du cou plutôt que du coude?

Des doigts engourdis ne pointent pas toujours vers le coude. La source peut se trouver plus haut, dans la colonne cervicale, au niveau d’une racine nerveuse C8-T1 ou d’un défilé thoracique. C’est pourquoi l’évaluation suit tout le trajet nerveux, du cou jusqu’à la main.

Voici un point que l’on oublie souvent. Les Manuels MSD rappellent que le tunnel cubital peut être confondu avec une irritation située plus haut : une racine nerveuse au niveau du cou, dans la région C8-T1, ou encore un défilé thoracique. Autrement dit, des doigts engourdis ne pointent pas toujours vers le coude. La source peut venir du cou, comme nous l’expliquons pour l’engourdissement du bras qui part des cervicales.

C’est exactement pour cette raison que nous évaluons l’ensemble du trajet nerveux, du cou jusqu’à la main. Comme l’explique Dre Michèle Bernatchez, Chiropraticienne, DC, BSc :

« Il y a un lien entre le cou et les engourdissements dans le bras, et toutes ces situations sont évaluées quand quelqu’un vient pour des engourdissements, afin de ne rien manquer. »

, Dre Michèle Bernatchez, Chiropraticienne, DC, BSc

Homme se tenant l'avant-bras à la maison, se demandant quand consulter pour un engourdissement de la mainQuand faut-il consulter pour un engourdissement de la main?

Un engourdissement passager qui disparaît dès qu’on bouge est généralement sans gravité. Un engourdissement qui revient, qui dure, ou une faiblesse de la main méritent une évaluation. Plus une irritation du nerf est prise tôt, plus les approches manuelles et non invasives ont de la place pour aider.

Certains repères simples aident à savoir si une évaluation s’impose :

  • Un engourdissement passager, qui survient après une position prolongée et qui disparaît dès qu’on bouge, est généralement sans gravité.
  • Un engourdissement qui revient souvent, qui dure, ou qui touche toujours les mêmes doigts mérite d’être évalué.
  • Une faiblesse de la main, une perte de dextérité ou des objets qu’on échappe sont des signaux à ne pas ignorer.

Plus une irritation du nerf est prise tôt, plus les approches manuelles et non invasives ont de la place pour aider. Attendre des mois en espérant que cela passe seul laisse parfois le temps à l’irritation de s’installer. Quand ces épisodes reviennent ou s’installent, notre article sur les engourdissements chroniques détaille les signaux à surveiller.

Chiropraticienne évaluant le bras d'une patiente à la Clinique Chiro Ste-Rose à LavalComment Chiro Ste-Rose aborde l’engourdissement du membre supérieur

Notre rôle consiste d’abord à comprendre d’où vient le signal, pas seulement à calmer le symptôme. L’évaluation vérifie la mobilité du cou, du coude et du poignet, teste la sensibilité de chaque doigt et cherche l’endroit précis où le nerf est irrité, sans médicament.

Notre rôle de chiropraticiens consiste d’abord à comprendre d’où vient le signal, pas seulement à calmer le symptôme. L’évaluation vérifie la mobilité du cou, du coude et du poignet, teste la sensibilité de chaque doigt et cherche l’endroit précis où le nerf est irrité. Cette démarche manuelle, sans médicament, s’inscrit dans notre approche neuro-musculo-squelettique familiale, la même depuis 1992.

Première consultation sans frais pour valider que vous êtes un bon candidat aux soins chiropratiques et que nous pouvons vous aider à diminuer vos inconforts.

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Illustration de questions fréquentes sur le tunnel cubital à la Clinique Chiro Ste-RoseQuestions fréquentes

Le tunnel cubital, est-ce que ça part tout seul?

Un engourdissement passager lié à une position du coude se calme souvent en changeant de posture. Lorsque les symptômes reviennent ou persistent, une évaluation aide à comprendre ce qui irrite le nerf et à agir avant que la situation s’installe.

Pourquoi mes doigts s’engourdissent surtout la nuit?

Beaucoup de gens dorment le coude très plié, la main repliée près du visage. Cette position maintenue plusieurs heures irrite le nerf ulnaire et explique souvent l’engourdissement au réveil. Le même mécanisme existe pour les mains engourdies la nuit en général.

Est-ce que c’est dangereux d’attendre?

Un engourdissement isolé et bref n’est habituellement pas alarmant. En revanche, une faiblesse de la main ou des doigts qui restent engourdis longtemps justifient de consulter un professionnel de la santé sans trop tarder.

Peut-on avoir le tunnel cubital et le tunnel carpien en même temps?

Oui, les deux peuvent coexister, et c’est l’une des raisons pour lesquelles l’examen vérifie tout le membre supérieur, du cou jusqu’à la main, plutôt qu’une seule région.

À propos des auteurs

Cet article a été révisé par Dre Michèle Bernatchez, Chiropraticienne, DC, BSc, diplômée Summa Cum Laude du Palmer College en 1992 et cumulant plus de 30 ans d’expérience, ainsi que par Dr François Poirier, Chiropraticien, DC, BSc. Ensemble, ils dirigent la Clinique Chiro Ste-Rose, une clinique chiropratique familiale de Sainte-Rose, à Laval, depuis 1992.





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